

![]() Black Metal Label : Regain Records Line-up : Pest - Chant Infernus - Guitares Bøddel - Basse Tomas Asklund - Batterie Tracklist : 1. Aneuthanasia 2. Prayer 3. Rebirth 4. Building a Man 5. New Breed 6. Cleansing Fire 7. Human Sacrifice 8. Satan-Prometheus 9. Introibo ad Alatare Satanas |
| GORGOROTH « Quantos Possunt ad Satanitatem Trahunt » 2009 - 8/10 Site Internet - Myspace - | Partager |
C'est certain que si on s'attache aux histoires internes à GORGOROTH, à cette séparation qui s'est terminée au tribunal pour savoir qui allait avoir la garde exclusive du nom, à tout ce qui a pu se dire à ce propos par les fans du groupe ou par les autres... on va avoir du mal à donner un avis posé sur "Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt". D'autant que voir des personnages aussi importants sur la scène black norvégienne se battre comme deux multinationales le feraient pour le nom d'une lessive ne donne pas vraiment un éclairage super underground du joli monde du métal noir de Bergen. Chez Regain Records en tout cas on ne se sera pas privé de mettre dans les bacs ce huitième album, qui marquera à coup sûr un virage sévère dans la carrière du groupe dont Infernus a gardé la propriété, lui qui depuis 1992 tient la guitare d'un main de fer (avec des clous).
Saluons le retour de Pest au chant, qui avait déjà officié sur deux albums (et quelques titres d'un troisième), et voyons un peu ce qui n'a pas changé chez GORGOROTH à part la présence d'Infernus, et la durée du disque conforme à ce qu'a toujours proposé la formation depuis ses débuts (soit une trentaine de minutes). Tout d'abord la qualité globale du disque est remarquable, voire savoureuse, parce que le black métal servi ici est maîtrisé jusqu'au bout des ongles, variant les plaisirs entre rage dominatrice et douleur malsaine. Le travail sur les mid-tempos ("Rebirth") est classique mais tellement bon ! Voilà pourtant le point que les fans de longue date semblent regretter, le côté inattendu et fou qu'on trouvait dans les sorties précédentes du groupe a disparu dans cette épaisseur et ce conformisme soigné, je peux comprendre que ça en chagrine un paquet, pour ma part (n'étant pas grand connaisseur de l'oeuvre de GORGOROTH), je suis sous le charme de cette force tranquille aux côtés sombres et inquiétants.
Si comme moi vous appréciez le black métal facile d'accès, aux relents 90's, et que vous n'êtes pas un irréductible de la formation et l'ennemi juré d'Infernus depuis qu'il a débarqué ses compagnons, alors vous allez très certainement apprécier "Quantos Possunt ad Satanitatem Trahunt" ! Un disque de black méchant mais qui ne sonne pas intégriste, aux variations constantes et pourtant très homogène, voilà bien de bonnes raisons pour se laisser aller à écouter ce nouveau GORGOROTH.
Chronique de Guillaume mise en ligne 10 Janvier 2010 à 13:35:37 -.-
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