

![]() Martin Goulding : guitare Charlie Griffiths : guitare Steve Woodcock : basse Nick Lowczowski : batterie Jos Geron : chant Tracklist : 1 - Reversal 2 - Father pyramid 3 - Ceremony master 4 - Division man 5 - Life of gear 6 - Marketing 7 - From space to time (Evolution / Bodes / Separation / Eden) |
| LINEAR SPHERE « Reality Dysfunction » 2005 - 6.5/10 Site Internet - - | Partager |
Les DREAM THEATER Européens ? C’est la première chose à laquelle j’ai pensé en lisant la promo sheet de ce groupe, LINEAR SPHERE, qui débarque avec ce premier album « Reality Dysfunction ». En fait, trois membres de ce groupe anglais sont profs de musique dans l’une des plus grandes institution d’Angleterre : The Guitar Institute, et tout ce beau monde fait du prog… Le parallèle était trop évident pour ne pas penser à LaBrie, Petrucci, Portnoy et leurs accolytes. Sept titres et plus d’une heure, il fallait s’y attendre, ça frôle toujours un peu la démonstration technique (et guitaristique) mais tout ça pourrait bien être la définition même du prog selon des profs de musique. Heureusement pour l’auditeur, LINEAR SPHERE apporte une touche nouvelle à ce style, se démarquant un peu de ce que l’on a l’habitude d’entendre. Intégrant dans leur rock prog des éléments plus extrêmes comme du death technique (rarement il est vrai) ou encore un soupçon de jazz-fusion qui nous fera inévitablement penser à ATHEIST dans ce contexte metallique. Les compos sont complexes, c’est le moins que l’on pouvait en espérer, très équilibées entre puissance, technique et mélodies. Les guitares sont très largement mises en avant, la batterie paraît un peu faiblarde (ça ne sert pas vraiment le jeu de Nick Lowczowski) et le chant agace parfois un peu les tympans, tant il peut sembler éraillé. Tout ça ravira les guitaristes et autres musiciens qui bavent devant une exécution parfaite de montées et de descentes de gammes rapides, le cahier des charges « technique » est respecté mais il manque définitivement quelquechose à cet album… je ne trouve malheureusement aucune émotion dans les morceaux, qui sont hermétiquement clos pour un auditeur lambda tant leur densité d’écriture est impressionnante (variations de rythmes, changements de gammes, superpositions de mélodies), et la voix de Jos Geron devient carrément irréelle (par sa justesse et son timbre...) sur le dernier titre conceptuel de l’album « From Space To Time », coupé en quatre parties. Comme je ne peux pas dissocier la réalisation technique et le ressenti que j’ai au global à propos de cet album, c’est sur une note de déception que je termine cette chronique, tant le premier morceau de cette réalisation « Reversal » m’avait scotché sur les premières secondes de l’écoute… l’effet de surprise n’aura pas duré… 9/10 pour la technique et 4/10 pour l’émotion qui passe nous donnera un bon 6,5/10, mais je le reconnais, je ne suis pas fan (loin de là) de progressif…
Chronique de Guillaume mise en ligne 18 Janvier 2006 à 16:31:51 -.-
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