

![]() Label : Grotesque Productions Line-up : Lord Nuclear Ripped Pig : chant & basse Emperor Tetsuo Hirashi Mitakawa : guitare & chant Jesus Christ Hooker (The Hammer of God) : batterie Tracklist : 1. Medugorje Satan Devastation 2. Thoughts About the End 3. Spermrainbow 4. Useless & Divine 5. Piss not Peace 6. Naziphobia 7. Lucy was Pregnant 8. Libido in Decay 9. Doomsday Carillon 10. Ghosts in My Brain 11. Meconium 12. Mundo di Mierda 13. Skizophone Call 14. My Mongloïd Girlfriend 15. Autos da Fe 16. Frenzy of Despair 17. Light of Extinction |
| GRIMNESS 69 « Grimness Avenue 69 » 2007 - 6.5/10 Site Internet - Myspace - | Partager |
Ce groupe d’italiens est une bande de nihilistes. En tout cas, c’est comme ça qu’ils se voyaient en 2001 lors de leur naissance, prenant la relève de la défunte formation VALLIUM, obscure groupe de hardcore-grind, et cherchant à évoluer dans une sorte d’ANAL CUNT ou de GORE BEYOND NECROPSY… pour faire simple, du chaos musical noisy à souhaits. Avec « Grimness Avenue 69 », on va quand même vachement s’éloigner de ces sonorités pour finalement avoir dans les oreilles un grindcore teinté de death, pas vraiment révolutionnaire il faut l’avouer. Les influences ANAL CUNT ne sont pas abandonnées pour autant, et on en trouvera des résurgences dans l’énergie déployée et dans le côté « sprint » des morceaux (on donne tout en 90 secondes maxi…), on pensera aussi à NAPALM DEATH en un peu moins puissant tout de même (mais qui peut rivaliser avec la bande à Barney ?). Au long des dix-sept titres, on arrivera à être surpris par des passages parfois immensément lents pour un disque qu’on attend comme rempli de grind, et cet écart de conduite ne sera sûrement pas au goût de tout le monde. Le titre annonce la couleur puisqu’il s’intitule « Doomsday Carillon » mais un morceau de six minutes au milieu de titres intenses d’une minute trente de moyenne, c’est audacieux…
Qu’importe, GRIMNESS 69 est un groupe qui met la dose suffisante d’énergie punk dans sa musique pour que le couleur globale du disque soit ancrée dans le old-school, les délires musicaux sont présents (« Ghost in My Brain ») même si les titres des morceaux suivent une thématique simple mais en parfaite adéquation avec les intentions punk du groupe, les morceaux sérieux et deathisés sont bien foutus même si franchement bateaux, on pourrait bouder notre plaisir en se disant qu’ils sont loin des références citées et qu’ils n’apportent somme toute rien de neuf mais ce n’est pas le genre de la maison. Ici on apprécie la musique pour le plaisir qu’elle donne et pas pour sa technique ou son intelligence. GRIMNESS 69 offre un « Grimness Avenue 69 » très commun mais qui se laisse écouter, si on devait virer de la scène les groupes avec ce genre de « défauts », on n’aurait plus grand-chose à écouter.
Chronique de Guillaume mise en ligne 05 Juillet 2007 à 10:18:51 -.-
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